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Galaad, le Pommier et le Graal
Galaad, fils de Lancelot, est le seul chevalier qui pourra s'approcher du Saint Graal et le conquérir à jamais. Sur le chemin de cette révélation suprême, une énigme : c'est un arbre d'abord blanc, qui devient vert, puis rouge sang. Quel est cet arbre, celui du Paradis ? Certes, la quête mystique de Galaad associe l'arbre et le Saint Vase. Mais, nouvelle énigme, pourquoi la virginité devient-elle soudain la suprême valeur chevaleresque, et pourquoi une certaine misogynie remplace-t-elle le culte de la Dame ? Car exclue de la recherche du Graal, la femme subit la réprobation portée sur la sexualité, et au mythe du sang féminin corrupteur s'oppose désormais le dogme du sang christique salvateur.
Philippe Walter retrace les aventures de Galaad, ce chevalier trop parfait, et s'attachant à dissiper les énigmes par de subtiles analyses, nous mène au cœur de l'imaginaire du XIIIe siècle.
Philippe Walter est professeur de littérature française du Moyen Âge et directeur du Centre de Recherches sur l'Imaginaire à l'Université de Grenoble-III.
236 p., 20 euros, 2004 ISBN : 2-84952-005-5
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Lancelot et la Chevalerie arthurienne
Protégé de la Dame du Lac, amant parfait tel que le rêvèrent les cours d'amour du XIIe siècle, vainqueur irrésistible de tournois, preux chevalier déjouant les sortilèges dans sa quête périlleuse du Graal, Lancelot occupe une place exceptionnelle parmi les chevaliers de la Table ronde. Indispensable à la communauté du roi Arthur, il contribue cependant par ses amours avec la reine à sa destruction.
A travers les aventures de ce champion, contées par la littérature médiévale, Jean Markale discerne le vieux fonds de la mythologie celtique. Lancelot n'est-il pas le grand prêtre voué au culte de la femme initiatrice en l'occurrence, Guenièvre des anciennes traditions ? Ne serait-il pas la résurgence du héros Cûchulainn, ou même du dieu Lug à la lance magique ? Et, sous cet éclairage mythique, quels sont plus généralement, au sein du monde médiéval chrétien, les traits particuliers du compagnonnage guerrier inspiré par Arthur ?
En rassemblant dans cet ouvrage les éléments épars du mythe de Lancelot, Jean Markale dévoile les racines d'un imaginaire collectif qui n'a cessé de nous animer, comme en témoignent maints héros invincibles des littératures populaires contemporaines.
Traduit en italien et en espagnol .
216 p., 20 euros, 1985, ISBN 2-902702-26-4
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Chateaubriand au-delà du miroir
Chateaubriand, dans ses livres, composa de lui-même une image pour la postérité. Mais qui fut vraiment François-René ? Pouvons-nous encore, au-delà du miroir qu'il nous tend, porter sur lui un regard lucide ? En dépit des confidences de René, malgré les Mémoires d'Outre-Tombe, cet homme entraîné par la tourmente révolutionnaire et qui sera jusqu'en 1848 un témoin exceptionnel des événements de son temps, cet écrivain, à qui Le Génie du christianisme valut une renommée éclatante, reste pudique et secret.
Du château de Combourg au salon de Madame de Récamier, évoquant les étapes affectives, littéraires et politiques d'une longue vie, Jean Markale s'attache à rendre présentes l'imagination ardente, la personnalité complexe de celui qui, surnommé l'Enchanteur, fut à l'origine du romantisme.
216 p., 17,50 euros, 1986, ISBN 2-902702-32-9
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Casanova ou la loi du désir
On a presque tout dit sur Casanova, insolent jouisseur et joueur impénitent. Tout ? Relisons ses mémoires, Histoire de ma vie. Le libertin y est magnifié par son texte même, tout à la fois transparent et mystérieux, épopée pétillante d'une vie placée sous le signe de la volupté. La réputation sulfureuse de ce livre qui n'est cité dans aucun manuel de littérature n'est pas usurpée. Unique dans sa libre diversité, il est avant tout une sédition solitaire contre la loi, une subversion implacable de l'ordre derrière le travestissement du plaisir.
Corinne Maier montre que la composition de l'ouvrage n'obéit pas à un caprice d'esthète. En apparence débraillée, elle est savamment construite et tisse un réseau de thèmes qui se répondent. Dégageant une sorte de cryptogramme de l'œuvre, étudiant l'image lacunaire et brisée du portrait que le Vénitien fait de lui-même, Corinne Maier retrouve Casanova tout entier, fasciné par la mort et la décadence. Naufragé, rebut d'un monde fini, le vieillard triste et oublié se transforme alors pour la postérité en séducteur inégalé et écrivain de génie.
Traduit en espagnol (Argentine).
Corinne Maier est psychanalyste.
128 p., 15 euros, 2002 ISBN : 2-911416-72-4
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Montaigne tout entier et tout nu
Le nom de Montaigne est universellement connu mais sans doute le sage serait-il déçu par le nombre réel de ses lecteurs. En effet, si nous avons tous rencontré Les Essais sur les bancs du lycée, si toute bibliothèque de personne cultivée en possède un exemplaire, les lecteurs de bonne volonté se lassent ou s'égarent. Malgré des anecdotes étonnantes et des formules bien frappées, l'ouvrage est souvent difficile et déroutant. Comment se retrouver dans ce labyrinthe baroque, écrit « à sauts et à gambades », de plus de mille pages ? Refusant de confiner Montaigne dans ce rôle de monstre sacré, d'idole de la littérature française qu'on adore mais de loin, Pierre Leschemelle entreprend ici de dresser une anthologie des Essais.
Les précédents ouvrages de Pierre Leschemelle ont éclairé les aspects les plus subjectifs, les moins convenus, voire les moins convenables de la personnalité de Montaigne, ont mis en rapport sa sensibilité, ses drames intimes et ses convictions intellectuelles. Cette anthologie est constituée dans le même esprit et laisse une grande place à l'autoportrait, à l'étrange « consubstantialité » de l'homme et de son œuvre, et aux facettes les plus déroutantes de cette pensée novatrice. Deux index rendent l'ouvrage aisément consultable.
256 p., 21 euros, 1998, ISBN 2-911416-13-9
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Montaigne, le Badin de la farce
La vie, pour Montaigne, est une farce « pleines d'inanités et de fadaises » dont nous sommes les bouffons, ridicules et pathétiques...
Mais par quelle alchimie cet amer constat peut-il déboucher, chez l'auteur des Essais, sur un véritable hédonisme ? Comment un homme qui se complaît dans les « imaginations de la mort » peut-il proposer et pratiquer un tel art de vivre ? Comment un Montaigne de tous les plaisirs peut-il coexister avec l'homme de « grande responsabilité » qu'il nous donne à voir dans son œuvre ?
Dans ce troisième et dernier volume, Pierre Leschemelle, achevant de brosser un portrait authentique de Montaigne, met brillamment en relief les nombreux paradoxes qui fondent la personnalité de l'écrivain, et qui feront de ce « badin de la farce » la grande conscience de la Renaissance européenne.
Traduit en anglais (Etats-Unis) .
224 p., 21 euros, 1995, ISBN 2-902702-93-0
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Montaigne ou la Mort paradoxe
Montaigne se retire de la vie publique à trente-huit ans et, dès lors, va soutenir une longue méditation sur la mort. Confrontant sans cesse les propos et la vie de l'écrivain, Pierre Leschemelle l'observe peu à peu investi par la maladie et la vieillesse, et analyse ses opinions et ses croyances sur les fins dernières de l' « humaine condition ». Il montre comment Montaigne a imaginé son « Maître-jour », sa mort, et comment il s'y est préparé. Il examine, en outre, les dispositions testamentaires, ainsi que les témoignages que nous avons des derniers instants du grand moraliste.
Pierre Leschemelle souligne surtout le paradoxe fondamental du repliement précoce et quelque peu morbide de Montaigne sur lui-même. Certes, la mélancolie place la mort et sa cohorte d'appréhensions au centre des préoccupations du philosophe. Pourtant c'est un goût du plaisir, une véritable sérénité qui, en définitive, se dégagent des Essais. Et c'est pourquoi ce chef-d'œuvre de notre littérature demeure encore pour nous tout à la fois art de mourir et art de vivre.
176 p., 19 euros, 1993, ISBN 2-902702-76-0
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Montaigne ou le Mal à l’âme
Sage épicurien, sceptique raisonnable, humaniste bienveillant, conduisant avec maîtrise sa vie publique et littéraire, nous avons de Montaigne une image convenue, façonnée par la gloire et par la postérité. Mais cet écran de lumière ne nous cache-t-il pas celui qui fut, avant tout, soucieux de se montrer « tout entier et tout nu » ?
Répondant à cette invitation expresse à bien le connaître, Pierre Leschemelle scrute les zones d'ombre, se penche sur les aspects les plus intimes, les plus troubles, et parfois les plus négatifs du grand écrivain. Il nous révèle un homme inattendu, à la personnalité nonchalante, fragile, mélancolique. Il souligne l'étonnante pauvreté de sa vie affective une mère peu aimante, une épouse et une fille peu aimées et la place majeure tenue par sa grande passion, la sensualité.
Pierre Leschemelle met surtout en lumière comment à deux reprises après la mort brutale de La Boétie, puis lors des souffrances engendrées par la « lésion énormissime », son impuissance Montaigne sombre dans la dépression. Il montre enfin comment une audacieuse franchise, souvent choquante aujourd'hui, transformera les désirs et les frustrations, la bile noire, le mal à l'âme de Michel Eyquem en la gaie sagesse de Michel de Montaigne. Car du lent travail de « l'encre et du papier » résulteront Les Essais, « seul livre au monde de son espèce, d'un dessein farouche et extravagant », source de la littérature psychologique et de toutes nos lettres modernes.
Traduit en anglais (Etats-Unis) .
224 p., 21 euros, 1991, ISBN 2-902702-67-1
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Molière de tous les jours
Echos, potins et anecdotes
Il ne faut pas mépriser les anecdotes. Elles sont le sel et le poivre de l'histoire et de la biographie. C'est à travers elles que les personnages célèbres vivent et survivent dans notre mémoire.
Les anecdotes relatives à Molière sont abondantes. Biographes et commentateurs en ont assaisonné leurs écrits, mais sans toujours les examiner avec assez d'attention. C'est ainsi que certaines ont été acceptées ou rejetées un peu trop hâtivement. Ne raconte-t-on pas que Molière lisait ses nouvelles pièces à sa servante pour juger de l'effet qu'elles produiraient ? Ne dit-on pas encore que l'illustre auteur allait s'asseoir tous les matins chez son barbier pour y prendre des leçons de « comédie humaine » ?
Dans cet ouvrage, Pierre Bonvallet a rassemblé les anecdotes moliéresques et, séparant la rumeur du fait établi, a entrepris pour chacune d'elles une étude complète. D'historiette en potin, voici restitué un Molière vivant et chaleureux, un Molière proche de nous, un Molière de tous les jours.
304 p., 21 euros, 1995, ISBN 2-902702-95-7
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La Passion de Charles Bovary
Homme bredouillant et mari bafoué, bourgeois médiocre et médecin incompétent, Charles Bovary a été communément méprisé par des générations de lecteurs.
Pourtant qui, le premier, « voit » Emma, si ce n'est Charles ? Tous les hommes du célèbre roman ne subiront-ils pas la vision de celui qui, avant les autres, institue la jeune femme en objet de contemplation ? Et celui qui perçoit, révèle, aime aussi sincèrement la Beauté, peut-il être, pour l'artiste Flaubert, si minable et si ridicule ?
Marc Girard, dans cet essai incisif et convaincant, renouvelle radicalement notre lecture de Madame Bovary, et nous convie à redécouvrir dans le grand roman un véritable manifeste esthétique, où chacun, dans le sillage de Charles, se définit par rapport à Emma, figure emblématique du Beau.
Marc Girard est docteur en médecine et collabore à différentes revues littéraires.
192 p., 13 euros, 1995, ISBN 2-902702-92-2
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Saint-John Perse et ses mythologies
Saint-John Perse, musicien, naturaliste, diplomate, voyageur de la terre et du songe, enchanteur et vieux sage... Depuis l'enfance du poète à la Guadeloupe jusqu'au dernier refuge des Vigneaux, sa maison de Provence, Gilberte Aigrisse s'attache à suivre les événements d'une vie longue et riche, et montre le lien unissant les forces affectives les plus profondes les désirs, les frustrations aux grandes images poétiques.
D'œuvre en œuvre, Gilberte Aigrisse décrit l'itinéraire symbolique d'une âme et retrouve les figures mythiques, les mythologies animant l'homme et son inséparable verbe. Fruit de trente années de lecture complice, ce livre sensible est le témoignage d'un long cheminement avec Saint-John Perse, écrivain fascinant et complexe, « contemporain intemporel ».
Gilberte Aigrisse est docteur ès lettres et psychanalyste.
210 p., 20 euros, 1992, ISBN 2-902702-72-8
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Joseph Delteil, prophète de l'an 2000
« Je respecte les idiots, les ânes, les vierges, les fous, les bergères, l'innocent du village, les enfants de Marie. J'aime les grands escogriffes, les petites midinettes, les vieux curés, les épiscopes, les bûcherons, en vrac. Chaque homme est mon ami. Chaque femme ma bien-aimée. » Voilà plus de soixante-dix ans, Joseph Delteil, fils de charbonnier audois, débarque à Paris, où, moustaches au vent, il déclare la guerre à une langue française encore bercée de relents symbolistes. Mariant les mots en de subtils, de sensuels accouplements, il invente un nouveau style. Entre 1922 et 1925, Sur le Fleuve Amour, Les Cinq Sens, Choléra, Jeanne d'Arc le placent d'emblée au premier rang, tandis qu'Aragon, Drieu La Rochelle, Desnos, Breton, Paulhan saluent sa fougue et son originalité.
Mais un jour de 1931, cet iconoclaste, ce panthéiste baroque préféra, aux sortilèges parisiens, l'appel de la vraie vie, et s'ancra à la Tuilerie de Massane, en « paléolihie ». Alors Paris, qui l'avait adulé, l'oublia. Joseph Delteil, cependant, rassemble un cercle d'admirateurs fidèles. En 1962, Henry Miller n'hésitait pas à lui écrire : « Vous avez choisi le bon chemin. On va parler de vos écrits bien après que les autres aient disparu et soient oubliés. »
Ancien directeur de la Villa Médicis et ancien président de la SCAM,
Jean-Marie Drot a publié de nombreux ouvrages.
256 p., 22 euros, 1989, ISBN 2-902702-62-0
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Le Clézio ou la Quête du désert
Ecrivain pudique et secret, Le Clézio poursuit inlassablement, de livre en livre, la quête d'un ailleurs, où viennent se conjuguer silence, immensité et lumière et que figure à perfection le désert.
Et c'est précisément à travers la lecture de Désert que Simone Domange dégage, avec finesse et précision, les grands thèmes chers à l'écrivain : le choc de l'Occident avide et ravageur sur les cultures traditionnelles, la contradiction néfaste de la modernité et de l'humain, l'intérêt pour les humbles telle Lalla, la jeune immigrée porteurs de rêve et de sacré, et qui, seuls connaissent la beauté du monde...
Cet essai, sensible et pertinent, constitue une introduction indispensable à l'œuvre de Le Clézio.
Simone Domange est normalienne et agrégée de lettres.
144 p., 18 euros, 1993, ISBN 2-902702-80-9
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Merlin ou le Savoir du monde
Personnage mystérieux né d'un démon et d'une vierge, prophète du Graal, initiateur de la Table ronde, Merlin, grande figure de l'épopée arthurienne, a acquis une popularité qui, au cours des siècles, l'a fait accéder au statut de véritable mythe littéraire.
Enfant-vieillard, enchanteur provoquant ou subissant les métamorphoses les plus diverses, bâtisseur génial, sorcier à l'occasion, amant malheureux de la fée Viviane, Merlin est doué du savoir universel. Par son père diabolique, il connaît tout le passé et, par la grâce de sa mère, il détient la faculté de deviner l'avenir. Apparaissant bien avant le XIIe siècle dans la poésie galloise, il nous ramène à une culture orale très archaïque.
S'appuyant sur la littérature dont le célèbre Merlin de Robert de Boron la civilisation celtique et les traditions populaires, Philippe Walter, nous offre, en grand médiéviste, une brillante étude sur cet énigmatique devin.
Traduit en roumain .
Philippe Walter est professeur de littérature française du Moyen Âge à l'Université de Grenoble-III. et directeur du centre...
208 p., 18 euros, 2000, ISBN 2-911416-40-6
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Arthur
Prestigieux souverain des chevaliers de la Table ronde, le roi Arthur a suscité bien des rêveries et de nombreuses interrogations. D'où vient-il ? Qui est-il ? Authentique chef guerrier de la résistance bretonne face à l'envahisseur saxon du Ve siècle ? Personnage littéraire issu des grandes épopées et des textes médiévaux ? Il est bien difficile de suivre les multiples chemins empruntés par Arthur et sa suite...
En s'appuyant sur l'étude des textes, l'histoire et l'archéologie, Philippe Walter, grand spécialiste de la littérature arthurienne et du cycle du Graal, entreprend de trouver l'origine du roi, de retracer son itinéraire et celui de son magique entourage. Au fil des pages, Arthur reprend sa véritable stature : émanant de la tradition orale et de la mémoire populaire préchrétienne, il hérite de bien des aspects d'une antique créature de la mythologie celtique, celle de l'ours sacré des cultes cosmiques.
Ainsi, au terme de cette enquête approfondie, le mystère autour du célèbre roi et de ses héroïques chevaliers se dissipe, sans perdre néanmoins de sa densité poétique.
Traduit en italien et en roumain .
Philippe Walter est professeur de littérature française du Moyen Âge à l'Université de Grenoble-III. et directeur du centre...
240 p., 20 euros, 2002, ISBN 2-911416-64-3
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Perceval, le Pêcheur et le Graal
Jeune « naîf » ébloui par la rencontre de beaux chevaliers, Perceval abandonne sa mère et se rend chez le roi Arthur pour se faire adouber. Là, il tue le chevalier Vermeil qui terrorise la cour et, après de multiples aventures, se retrouve au château du Roi Pêcheur à la terre stérile. Voyant défiler d'étranges objets, dont le Graal, Perceval ne pose aucune question et reste muet. Mutisme fatal qui l'éloignera à tout jamais du précieux « plat » et de ses révélations. Le Conte du Graal de Chrétien de Troyes fonde le mythe le plus important du Moyen Âge. De ce texte énigmatique et fascinant va procéder, en effet, toute une moisson de chefs-d'œuvre, de représentations et de questions qui continuent d'inspirer l'imaginaire de l'Occident.
Eminent spécialiste de littérature médiévale, Philippe Walter entreprend de répondre aux nombreuses interrogations suscitées par ce livre que l'on a dit souvent, à tort, inachevé. Grand connaisseur du monde celtique, s'appuyant également sur les recherches de Claude Lévi-Strauss et de Georges Dumézil, il montre que le roman du poète champenois constitue un ensemble parfait recelant bel et bien un contenu initiatique : les mythologies de la pêche et du poisson sacré éclairent une part du mystère. Au terme de cette magistrale étude, le Conte du Graal revêt alors sa véritable dimension spirituelle.
Philippe Walter est professeur de littérature française du Moyen Âge à l'Université de Grenoble-III. et directeur du centre... .
264 p., 21 euros, 2004, ISBN 2-911416-92-9
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Histoire légendaire des rois de Perse
d'après Le Livre des rois de Ferdowsi
Traduit du persan par Frouzandéh Brélian-Djahanshahi
Le Livre des Rois (Châh-Namé) est le plus précieux monument de l'épopée nationale iranienne. Le poète persan Ferdowsi, né en 932, y chante l'histoire de l'humanité ou de l'Iran, la distinction n'est pas toujours évidente. Dédiée au sultan Mahmoud, cette œuvre magistrale comprend les règnes de cinquante rois, depuis le premier homme-roi, le légendaire Kiumars, jusqu'au dernier souverain historique sous le règne duquel la Perse passa sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère.
Depuis près de mille ans, on n'a cessé de lire, de réciter, de copier cette geste prestigieuse : des manuscrits calligraphiés pour des princes ont été ornés des enluminures les plus somptueuses. Aujourd'hui encore, dans les cafés populaires, des conteurs le récitent avec une verve sans égale.
Iranienne, imprégnée par ce grand poème épique depuis son enfance, Frouzandéh Brélian-Djahanshahi restitue ici pour le public français non spécialiste l'âme de la partie légendaire du Livre des rois.
448 p., 23 euros, 2001, ISBN 2-911416-50-3
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L'Amour courtois
Au XIe siècle, un nouvel art d'aimer surgit dans la société aristocratique occidentale. La femme, naguère encore tenue en mépris par la lourde tradition misogyne héritée des Pères de l'Eglise, devient alors, dans le chant des troubadours, le principe même et le sens de l'action masculine.
Le chevalier, pour mériter sa dame, doit endurer le service d'amour, véritable ascèse sexuelle et guerrière. Savamment accru par une longue liturgie amoureuse, le désir fait de l'amant le prêtre d'une nouvelle religion dont la femme constitue le centre. Le couple de la fin' amor dont Lancelot et Guenièvre restent le plus bel exemple littéraire est né : couple secret, nécessairement adultère, infernal, écrit Markale, puisque opposé à l'idéal chrétien du mariage.
Heurtant morale et religion établies, l'amour courtois opère ainsi une triple rupture : dans les mentalités par le retour accepté du féminin, dans les m¦urs par la valorisation de l'adultère, et enfin dans la spiritualité. En effet, alors même que grandit l'étonnant culte de la Vierge, la transfiguration courtoise de la Dame en véritable déesse salvatrice ne marque-t-elle pas, au sein de l'Occident médiéval, l'un des aspects majeurs du retour subtil de la Grande Déesse préchrétienne ?
Jean Markale a publié de nombreux ouvrages sur le Moyen Âge
et la civilisation celtique.
Traduit en anglais (Etats-Unis) et en espagnol .
252 p., 21 euros, 1987, ISBN 2-902702-39-6
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Ionesco
« La création d'une œuvre théâtrale, c'est une marche dans la forêt, une exploration, une conquête, c'est la conquête des réalités inconnues, inconnues parfois de l'auteur lui-même au moment où il commence son travail... », écrit Eugène Ionesco. Et Gisèle Féal, en s'attachant à l'aspect le plus onirique de ce théâtre déroutant, accompagne le célèbre écrivain dans sa démarche introspective. D'image en image, de pièce en pièce, de La Cantatrice chauve à Voyage chez les morts, elle met au jour cinq fils conducteurs le langage, la quête de l'inconscient, la sexualité, la maternité, la paternité et, en s'appuyant sur la psychanalyse et la mythologie, restitue l'itinéraire psychologique du grand dramaturge.
Gisèle Féal , docteur ès lettres, professeur à la State University of New York College, a déjà publié plusieurs ouvrages sur le théâtre français au XXe siècle.
264 p., 22 euros, 2001, ISBN 2-911416-38-4
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Le Clézio
Dès Le Procès-verbal, Le Clézio est salué comme un auteur d'avant-garde apparenté au nouveau roman. D'emblée, pourtant, certains critiques relèvent dans son écriture une dimension religieuse, voire « visionnaire ».
S'appuyant sur une analyse rigoureuse de l'œuvre, Ook Chung montre que les premiers récits jusqu'à L'Inconnu sur la terre constituent par les thèmes et les procédés stylistiques, un véritable « cycle prophétique ». Dans ce cycle marqué par la haine et la guerre , la violence rhétorique vise à libérer le Verbe, à lui restituer sa force poétique originelle.
Parvenu à son point d'achèvement, le discours prophétique de Le Clézio, sans jamais toutefois disparaître totalement, s'estompe et se métamorphose en une parole plus sereine : l'écriture se déleste de sa virulence et s'ouvre à la célébration du monde...
Ook Chung est docteur en littérature française (Université Concordia, Canada).
264 p., 22 euros, 2001, ISBN 2-911416-48-1
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Une écriture en mal de mère
Première femme à porter l'habit vert, Marguerite Yourcenar a laissé une oeuvre riche et complexe qui a beaucoup inspiré la critique. Un ressort essentiel de son écriture est, cependant, resté dans l'ombre : la mort de la mère, qui décéda quelques jours après son accouchement. Et le grand écrivain n'aura de cesse de batailler avec ce dramatique événement, véritable « scène primitive » de son imaginaire, cœur secret de chacun de ses livres.
S'appuyant sur une double lecture, littéraire et psychanalytique, Carole Allamand se propose d'éclairer les rapports existant entre la poétique de la romancière et la perte irréparable de la mère, de mettre au jour une « écriture en mal de mère ». Une écriture virile qui montre un mépris affiché pour le moi, pour un sujet dont la mise au monde fut aussi une mise à mort, une écriture qui narre la hantise de la féminité et de son sinistre privilège, la maternité.
Au fil des pages de ce brillant essai, on comprend mieux que Marguerite Yourcenar a composé son personnage d'auteur avec autant de soin que chacun de ses livres, et que son style, loin d'être voué au seul perfectionnisme classique, procède d'une perpétuelle lutte contre les forces de la subjectivité. Ainsi se trouve mis à nu le désir obsédant l'écrivain : celui d'être enfin regardée et reconnue par sa mère, Fernande, laquelle « détourna la tête quand on lui présenta l'enfant », puis ferma les yeux pour toujours.
Carole Allamand enseigne la littérature contemporaine à l'Université Rutgers (Etats-Unis).
200 p., 21 euros, 2004, ISBN 2-911416-97-X
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Saint-Exupéry
ou la Force des images
Saint-Exupéry, auteur du célèbre Petit Prince, s'affirme comme un écrivain au succès et à la popularité jamais taris. On s'est enthousiasmé pour ses récits d'aviation et son éloge du dépassement de soi. On a retenu son appel à la fraternité et son engagement dans les tourments du siècle. On a beaucoup écrit sur son humanisme et, avec la publication posthume de Citadelle, sur sa quête, très personnelle, de Dieu. Mais pour atteindre l'unité, la vérité de l'homme, il faut ajouter qu'il fut surtout poète.
Geneviève Le Hir entreprend ici une lecture approfondie des images et des symboles dans l'œuvre de Saint-Exupéry. Elle montre que la démarche symbolique, avant d'être un mode d'expression littéraire, constitue, chez cet écrivain, une manière de sentir, de connaître l'autre et de se connaître, en somme, une façon d'être au monde...
Geneviève Le Hir est agrégée de grammaire et docteur en littérature. Elle enseigne les techniques d'expression à l'Université de Roanne.
312 p., 22 euros, 2002, ISBN 2-911416-57-0
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Camille Flammarion
Entre astronomie et littérature
Astronome, philosophe, poète, Camille Flammarion fut un des esprits les plus originaux de son temps. Autodidacte passionné par les sciences, il n'a que seize ans lorsqu'il entre à l'Observatoire et vingt ans lorsqu'il publie son premier livre, La Pluralité des mondes habités.
Vulgarisateur de génie, il mène de front ses activités de chercheur, en astronomie et météorologie, et d'enseignant. Ses nombreux ouvrages connaissent rapidement un immense succès : devenu riche et célèbre grâce notamment à la publication de L'Astronomie populaire, éditée par la jeune maison de son frère Ernest , il fonde la « Société Astronomique de France ». Cette vulgarisation scientifique de premier ordre touche aussi bien les artistes et les poètes fascinés par le cosmos que les lecteurs populaires soudain sensibilisés aux mystères de l'Univers par des livres abondamment illustrés.
Danielle Chaperon, dans cet ouvrage, analyse l'Œuvre littéraire de Camille Flammarion, et expose les conceptions scientifiques souvent pionnières et les idées philosophiques du savant. Elle met en lumière son intérêt croissant pour l'exploration du monde psychique et les phénomènes paranormaux, et retrace son singulier itinéraire de la science vers le spiritualisme.
Danielle Chaperon est maître de conférences à l'Institut de langue et littérature française de l'Université de Lausanne.
216 p., 18 euros, 1998, ISBN 2-911416-08-2
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