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Une Révolte antifiscale au XVIIe siècle
Audijos soulève
la Gascogne
En avril 1664, éclate en Gascogne l'une des plus grandes insurrections antifiscales de l'histoire de France. Au nom du roi, financiers et nouveaux fermiers prétendent établir la gabelle, impôt sur le sel abhorré, et dont jusque-là cette province est exemptée. Le pays s'embrase alors sous la menée d'un petit noble pugnace, Bernard Audijos.
Certes, la révolte n'est pas dirigée contre Louis XVI ce qui serait crime de lèse-majesté mais contre ces « gabeleurs » considérés comme iniques et rapaces. L'affrontement, fait d'embuscades meurtrières pour les dragons du roi, durera plus de dix ans.
Ce soulèvement exemplaire reflète bien l'histoire d'un profond malentendu, l'histoire de deux cultures qui se côtoient en s'ignorant : celle des hommes du roi, agents de la volonté centralisatrice de la haute administration monarchique, et celle des populations attachées à leurs traditions et refusant le joug fiscal.
216
p., 19 euros, 2001, ISBN 2-911416-49-X
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Le Grand Livre des Secrets
Le colportage aux 17e et 18e siècle
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, de petits livres de colportage, imprimés à la hâte sur un papier de mauvaise qualité, sont vendus par milliers d'exemplaires dans toutes les classes de la société.
Ces livres souvent appelés Secrets traitant parfois pêle-mêle sur une même page de cuisine, de médecine, de métiers, de magie ou d'astrologie, constituent une sorte d'encyclopédie qui permet à chacun de répondre aux soucis et aux nécessités de la vie quotidienne. Aux principales connaissances scientifiques et techniques d'alors s'amalgament ainsi un ensemble de recettes pratiques, pour la plupart fort anciennes, et tout un système de croyances traditionnelles.
Analysant avec finesse cette première tentative de vulgarisation du savoir par l'écrit, Lise Andries met au jour, d'un point de vue original, toute la géographie mentale de l'ancienne France.
Lise Andries est chargée de recherches au CNRS
et critique littéraire à France-Culture.
224 p., 20 euros, 1994, ISBN 2-902702-87-6
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De la Culture populaire
aux 18e et 19e siècles
La Bibliothèque bleue de Troyes
Préface de Philippe JOUTARD
Au début du XVIIe siècle, un libraire de Troyes, vite imité par d'autres, fait imprimer sur un mauvais papier, avec des caractères usés, des livres de petits formats à couverture bleue, destinés à être vendus très bon marché : ainsi apparaissent, dans la caisse du colporteur parcourant les campagnes les plus reculées, les ouvrages de la Bibliothèque bleue.
Robert Mandrou, dans un ouvrage désormais classique, analyse avec précision le contenu de ces livrets : vies de saints riches en miracles, contes librement inspirés de Perrault ou de Madame d'Aulnoy, récits sur des figures légendaires de l'Histoire, almanachs et calendriers donnant une large part à l'astrologie, mais aussi recettes pratiques, livres de médecine ou de sorcellerie...
L'immense succès et la très grande diffusion de cette littérature de colportage en font, selon l'éminent historien, un révélateur majeur de la culture populaire de la France de l'Ancien Régime.
266 p., 14 euros, 1985, ISBN 2-902702-25-6
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Accoucheur de campagne sous le Roi-Soleil
Le Traité des accouchements de Guillaume Mauquest de La Motte
Préface d'Emmanuel LE ROY-LADURIE
L'accouchement fut longtemps une redoutable épreuve, à l'issue souvent tragique pour la mère et l'enfant, et vécue pour l'essentiel entre femmes. Sous le règne de Louis XIV, à l'époque où l'assistance d'un homme offensait encore pudeur et bonnes mœurs, que pouvaient donc être les connaissances, la pratique, les difficultés d'un accoucheur de nos provinces ?
Eminent historien de la naissance, Jacques Gélis nous restitue ici la figure de Guillaume Mauquest de La Motte, chirurgien-accoucheur au grand siècle et réputé pour son important Traité des accouchements. Quarante-cinq années durant, venant en aide aux femmes de toutes conditions, qui peu à peu prennent l'habitude de faire appel à lui, La Motte parcourt les chemins du Cotentin et consigne sans relâche son expérience de terrain. Ainsi est peinte, de façon vivante et concrète, à travers la longue pratique d'un homme passionné, la vie des familles et surtout des femmes de ce temps.
Précieux parce que unique, nous dit Jacques Gélis, le témoignage de La Motte éclaire une période charnière où l'accoucheur va supplanter la matrone, où l'obstétrique va devenir un véritable champ médical, et où, enfin une nouvelle conception de la vie va bouleverser les mentalités.
Jacques Gélis est professeur d'histoire moderne à l’Université de Paris VII.
168 p., 10 euros, 1989, ISBN 2-902702-56-6
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Les Enfants Pauvres à l'école
La révolution scolaire de Jean-Baptiste de La Salle
Préface d'Arlette FARGE
Jean-Baptiste de La Salle, né en 1651, dans une famille de la riche bourgeoisie, ordonné prêtre en 1678, s'intéressa très tôt à la scolarisation des enfants pauvres et sacrifia toute sa fortune pour édifier l'école gratuite au bénéfice des plus démunis et pour instaurer une véritable formation des maîtres.
Jean-Baptiste de La Salle et ses Frères iront trouver leurs élèves dans les lieux de misère où pullulent mendiants, hommes de peine et petits artisans. Sous son impulsion, les Ecoles chrétiennes populaires se multiplieront dans la France entière et attireront les enfants de « basse extrace », enfants errants souvent livrés à eux-mêmes et menacés de délinquance.
A partir des écrits du grand pédagogue du XVIIe siècle, Michel Fiévet montre la vision portée sur ces petits analphabètes recueillis par les Frères, brosse leur portrait et retrace leur apprentissage, leur itinéraire et leur progrès au sein de cette nouvelle famille qui cherchera à offrir éducation et émancipation.
Michel Fiévet a enseigné dans les écoles lasalliennes en Asie
et travaille actuellement avec les populations immigrées en France.
252 p., 21 euros, 2001, ISBN 2-911416-59-7
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Criminels et Vagabonds au siècle des Lumières
A partir d'archives judiciaires et policières, Jean-André Tournerie, historien du droit, retrace et analyse des faits divers survenus en Touraine au XVIIIe siècle.
Mendiants, déserteurs, officiers, artisans, comédiens, hommes et femmes originaires des lieux les plus divers, aux prises avec la justice ou témoins de drames, s'expriment comme ils s'exprimèrent jadis et nous plongent pour des crimes de sang ou de simples peccadilles au sein de la société contrastée qui précède la Révolution française. Nous suivons les démêlés des accusés avec une machine judiciaire complexe, parfois implacable, qui les condamnera à la pendaison, aux galères, au bannissement ou, au contraire, les innocentera.
Alliant la rigueur de l'historien au talent du conteur, Jean-André Tournerie découvre ainsi, par des chemins de traverse, la vie de la France au XVIIIe siècle, nous fait « humer l'air du temps » et saisir au quotidien les mentalités de l' Ancien Régime.
Prix de l’Académie française.
Jean-André Tournerie est maître de conférences d’histoire du droit
et des institutions à l’Université de Tours.
256 p., 20 euros, 1997, ISBN 2-911416-07-4
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Le Diable au couvent
Les Possédées d'AuxOnne (1658-1663)
Entre 1658 et 1663, le couvent des Ursulines, à Auxonne, près de Dijon, est le théâtre d'une étrange affaire de possession diabolique. Une quinzaine de religieuses, raconte-t-on, sont habitées par les démons. L'épidémie de sorcellerie s'étend peu après sur la ville, et des femmes laïques jugées responsables de ces faits sont condamnées au bannissement, brûlées au bûcher ou massacrées par la population. Mais, en octobre 1660, Barbe Buvée, sœur de Sainte-Colombe, reconnue comme la principale coupable, est accusée publiquement notamment par la mère supérieure de magie, de sortilège et d'infanticide, et mise aux fers au couvent.
Benoît Garnot a dépouillé plus de deux mille pages d'archives relatant le procès, mais a choisi de restituer cette mystérieuse affaire en faisant s'exprimer les principaux acteurs du drame, qui donnent ainsi tour à tour leur version des faits. Alliant au talent de conteur la rigueur de l'historien, Benoît Garnot nous offre ici un ouvrage qui permet, mieux que des analyses, d'appréhender sur le vif les mentalités d'un milieu et d'une époque en proie à la grande vague de sorcellerie qui déferla alors sur l'Europe.
Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'Université de Dijon..
192 p., 13 euros, 1995, ISBN 2-902702-89-2
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Le Peuple au siècle des Lumières
Echec d'un dressage culturel
Dominer et dresser : tel est, au XVIIIe siècle, le projet politique, social et religieux des élites face au peuple. Conjuguant leurs efforts, l'Église et l'État vont tout faire pour modifier en profondeur les mentalités populaires, entreprenant ainsi une immense œuvre de remodelage des esprits et des corps.
Après avoir mis en scène la vie quotidienne des rues et des champs travail et repos, comportements et croyances , Benoît Garnot souligne la vision dépréciatrice que les élites ont du peuple, décrit et juge les méthodes employées pour extirper le « scandale » et l'« erreur » d'une population rétive.
Cependant, nous dit l'auteur, en dépit des contraintes subies, le peuple ne renoncera pas à ses manières d'être et de penser : celles-ci seront parfois modifiées par l'offensive des élites mais, pour l'essentiel, par l'atelier ou la ferme, le cabaret et la famille, la culture populaire conservera sa vivacité et parviendra à résister au siècle des Lumières.
Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'Université de Dijon..
256 p., 21 euros, 1990, ISBN 2-902702-65-5
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Un Crime conjugal au 18 e siècle
L’Affaire Boiveau
Le 29 octobre 1728, alors qu'il rentrait chez lui, Jean Boiveau, « sieur de Volesvres », est assassiné sur la route. Son épouse, Magdelaine, est accusée du crime perpétré par tueur à gages et condamnée, un an plus tard, à la question, puis à la décapitation. L'affaire Boiveau, qui défraya alors la chronique, amènera la déposition de cent cinquante témoins.
Relatant les faits avec talent, Benoît Garnot s'attache surtout à reconstituer le cadre social et les modes de pensée en ¦uvre dans ce fait divers, ceux de la victime et de son entourage, ceux des juges, et enfin ceux du clergé, qui tentera de réhabiliter la « dame de Volesvres » après sa mort.
Par les passions qu'elle implique, par la richesse exceptionnelle du dossier judiciaire dont nous disposons, cette affaire criminelle forme un témoignage précieux pour mieux connaître les mentalités du XVIIIe siècle.
Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'Université de Dijon..
208 p., 19 euros, 1993, ISBN 2-902702-78-7
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Crime et Justice aux XVIIe et XVIIIe siècles
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'histoire de la justice connaît un important tournant : plus qu'aux siècles précédents, le pouvoir grandissant de l'Etat « le roi est le lieutenant de Dieu sur la terre » impose à la population des villes, puis des campagnes, des institutions judiciaires efficaces et structurées. Inventant la « police », s'appuyant sur des spectacles de supplices et un usage plus prononcé de l'incarcération, l'époque moderne voit s'affirmer la criminalisation de l'individu, ainsi encadré et contrôlé.
L'influence croissante de la justice a, cependant, des limites et se heurte le plus souvent aux comportements de communautés urbaines et rurales. Ces dernières, en effet, continuent à régler elles-mêmes leurs différends et préfèrent écarter les tribunaux royaux jugés trop sévères. Le magistrat est davantage là pour dire le droit que pour le faire appliquer.
A travers plusieurs affaires meurtres, incendies volontaires, blasphèmes, petite délinquance... Benoît Garnot, proposant de nouveaux moyens d'investigation dans l'histoire de la criminalité, brosse un tableau vivant et nuancé des mentalités d'Ancien Régime face au crime et à la justice.
Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'Université de Dijon..
208 p., 21 euros, 2000, ISBN 2-911416-31-7
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FRANÇOIS LEBRUN, ROGER
DUPUY
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Les Résistances à la Révolution
La Révolution française suscita d'emblée de vives résistances, qui furent longtemps considérées comme une simple réaction à l'initiative révolutionnaire, un phénomène nostalgique mineur. Cependant, il convient de ne plus réduire la Contre-Révolution au négatif pur de la Révolution. Sans nier l'œuvre de 1789, il est temps de restituer à ces résistances allant du rejet partiel au refus global leur diversité, leur complexité et leur signification.
Dans la perspective d'un inventaire nuancé, une cinquantaine d'historiens, spécialistes éminents de la période, se sont réunis pour préciser les grands problèmes posés par la Contre-Révolution en France et en Europe, et les bouleversements idéologiques, économiques et sociaux qui l'accompagnèrent.
Dans un domaine trop souvent abandonné au débat partisan, cet ouvrage constitue, par sa volonté d'analyse et de rigueur, un véritable événement historiographique.
Comité scientifique : M. Vovelle, J. Godechot, F. Lebrun, C. Petitfrère.
480 p., 38 euros, 1987, ISBN 2-902702-36-1
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Parole de
Dieu et Révolution
Les Sermons d'un curé angevin
avant et pendant la guerre de Vendée
Préface de Jean DELUMEAU
Que prêchait à ses paroissiens le curé d'un petit village de l'Anjou à la veille de la Révolution ? Comment leur présentait-il la Parole de Dieu lors des grandes fêtes de l'année liturgique ? Quelles furent ses réactions devant les premiers événements de la Révolution ? Quelle fut sa responsabilité directe ou indirecte dans la participation de ses paroissiens à l'insurrection vendéenne ? Comment enfin assuma-t-il son rôle de pasteur dans les années qui suivirent l'écrasement de la Vendée militaire ?
Les sermons d'Yves-Michel Marchais, curé de La Chapelle-du-Genêt, au sud-ouest d'Angers, de 1763 à sa mort en 1798, permettent de répondre à ces questions. En effet, rédigés pour l'essentiel entre 1763 et 1789, ces sermons nous apprennent et, en quelque sorte, nous font entendre, de quelle manière était transmis le message évangélique dans les dernières décennies de l'Ancien Régime. Marchais ayant commenté les événements du temps, notamment entre 1789 et 1798, dans des instructions de circonstance ou des additions à des sermons antérieurs, ses réflexions constituent un témoignage de premier ordre sur les réactions d'un curé de la Vendée angevine, face à la Révolution.
A partir de ces documents passionnants, François Lebrun, éminent historien et spécialiste de l'Anjou, restitue, à un moment clé de l'histoire du catholicisme, une étonnante figure de prêtre et le destin pathétique d'un village pris dans la tourmente révolutionnaire.
François Lebrun est professeur émérite de l’Université de Rennes-II
156 p., 15 euros, 1988, ISBN 2-902702-47-7
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Prisonniers et Prisons de la Terreur
Présenter un tableau des prisons de la Terreur, c'est aller à la rencontre de la société française du XVIIIe siècle. Dans ces vestibules de l'échafaud, se pressent les classes les plus disparates : la promiscuité confond, « comme au Jugement dernier », prêtres et sans-culottes, princesses et boutiquières, militaires et philosophes, bourgeois nantis et menu peuple...
Peu à peu la vie des captifs se voit rythmée par le bruit des charrettes et le claquement sinistre de la guillotine. Nombreux alors sont ceux qui bravent stoïquement la mort. Ces victimes méritaient qu'on les sortît de l'ombre car, fait étonnant, l'abondante bibliographie sur la Révolution offre peu de place au monde des prisons.
S'appuyant sur les fonds mémorialistes et les témoignages, Rémy Bijaoui restitue, dans cet ouvrage, un vivant tableau des mœurs et des occupations quotidiennes de la foule carcérale au cœur de cette grande tourmente que fut la Terreur.
Rémy Bijaoui est avocat au barreau de Paris
et consacre ses recherches à l’histoire de la justice.
208 p., 18 euros, 1996, ISBN 2-902702-99-X
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La Contre-Révolution
ou l'Histoire désespérante
Bouleversement sans précédent de la tradition politique, sociale et religieuse, la Révolution française a d'emblée suscité de vives réactions intellectuelles. Thèse du complot, profanation sacrilège, délire prométhéen, symptôme de décadence, châtiment ou action mystérieuse de la Providence, diverses théories cherchèrent, sous la poussée de l'événement, à décrypter le sens de la rupture, véritable Chute dans les remous d'une Histoire désespérante.
Avec les armes de la pensée, Burke, Rivarol, Maistre, de Bonald, Lamennais, Ballanche et bien d'autres se battirent passionnément pour justifier de façon souvent nuancée un monde brutalement condamné, soudainement paré de l'attrait des âges révolus. Mais on le sait : les temps étaient venus, et la Cause perdue.
Cependant vaincue, la Contre-Révolution n'en sera pas moins, à bien des égards, à l'origine du romantisme. Et tout au long du XIXe siècle, elle conservera, par sa critique de la modernité et du capitalisme naissant, par ses aspects spirituels et ses vues parfois prophétiques, une profonde influence sur la littérature et les mentalités. Aujourd'hui sa vision du monde n'a pas cessé d'avoir des prolongements souterrains : penser la Contre-Révolution, c'est aussi la suivre dans ses métamorphoses et ses résurgences, et éclairer ainsi, sous un jour inattendu, certains aspects de notre culture politique..
Gérard Gengembre est professeur de littérature française
à l’Université de Caen.
360 p., 22 euros, 1989, ISBN 2-902702-50-7
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Apparitions, prophéties et miracles sous la Restauration
En 1816, un certain Martin, laboureur de son état, déclare avoir reçu de l'archange Raphaël un mystérieux message qu'il portera, en dépit des difficultés, au roi Louis XVIII. Dès lors, les mises en garde émanant de l'au-delà et concernant la foi, le roi et la France, ne cesseront de se succéder partout dans le pays, provoquant intrigues et complots. Apparitions, miracles et prophéties souvent liés au retour du « roi perdu », le fils de Louis XVI bouleverseront les milieux catholiques demeurant fidèles à la monarchie, mais désorientés par les événements du siècle.
Eclairant les mentalités de cette époque sous un angle nouveau, Claude Guillet montre comment les rumeurs divines pesèrent curieusement sur les affaires des hommes. Dans ce livre original, il observe une évolution des figures célestes attachées à l'Histoire nationale, tels la Vierge ou le Sacré Cœur de Jésus, et décrit la lente constitution d'un millénarisme traditionaliste dont les ramifications politiques et religieuses se prolongent jusqu'à nos jours.
Claude Guillet est professeur d’histoire à Caen.
224 p., 21 euros, 1994, ISBN 2-902702-83-3
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Sorcières, Justice et
Société
aux XVIe et XVIIe siècles
Lors de la grande vague de persécutions des «
sorcières », une analyse historique des protagonistes : la
sorcière, le juge, le village. Une réflexion sur la culture
populaire et sur la naissance du monde moderne.
Robert Muchembled est professeur d'histoire moderne
à l'Université de Paris VIII.
276 p., 22 euros, 1987, ISBN 2-902702-37-X
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