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Dictionnaire de mythologie germanique Siegfried, Odin, la Lorelei, le Roi des Aulnes, voilà des personnages mythiques bien connus. Pourtant, s’étendant de l’Allemagne à l’Islande, la mythologie germanique, et plus précisément germano-scandinave souvent victime de préjugés, sans doute en raison de fâcheuses récupérations historiques reste dans l’ensemble trop ignorée. Du Moyen Âge à nos jours, s’appuyant notamment sur les Eddas, les Sagas, les légendes et les traditions populaires, ce dictionnaire nous invite à arpenter des espaces enchantés où foisonnent dieux, fées, elfes, lutins, revenants, nains et géants… Il nous décrit, par exemple, les cultes rendus aux sources et aux arbres, maints rituels magiques, nous conte l’éternelle errance du Chasseur maudit, l’étrange aventure de Peter Schlemil, et de nombreuses autres histoires fabuleuses… Unique en son genre, œuvre d’un éminent spécialiste, cet ouvrage, nous fait découvrir ainsi toute la richesse et la poésie d’une des plus grandes cultures européennes. Nombreuses illustrations. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en lituanien 256 p., 22 euros, 2005 ISBN : 2-84952-022-5 |
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Le Livre des talismans et des amulettes « Amulette », « talisman », peu de mots sont aussi nimbés de mystères et nous renvoient avec autant de force au surnaturel, à l'univers des contes et des légendes. Saint Christophe suspendu dans les voitures, trèfle à quatre feuilles apportant la chance, gris-gris censés nous protéger du mal, représentent des exemples bien connus de ces croyances toujours vivaces. Car talismans et amulettes, aujourd'hui comme jadis, restent répandus de par le monde sous mille formes différentes. Familier de l'irrationnel et des traditions populaires, Claude Lecouteux nous guide dans un domaine étrange et complexe, que la recherche dédaigne et abandonne aux occultistes et aux charlatans. S'attachant plus précisément au Moyen Âge, et s'appuyant sur les grimoires, la littérature cléricale, les traités de médecine et les inventaires des nobles, l'auteur examine les aspects culturels et pratiques notamment l'emploi des amulettes et la fabrication des talismans de ces soutiens magiques. Et ce sont les réactions de l'homme face au désir et à l'adversité, à l'amour et à la mort, qui se trouvent ainsi placées dans une lumière venue du fond des âges. Une magistrale étude qui fait suite au Livre des grimoires. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge 240 p., 21 euros, 2005 ISBN : 2-84952-012-8 |
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Le Livre des grimoires
Grimoires... A l'évocation de ce mot, surgit un univers inquiétant où magiciens et sorciers d'antan se livrent, sur fond de figures cabalistiques, à d'étranges opérations se déroulant la nuit, dans un cimetière, à un carrefour ou dans l'antre d'un cabinet secret. Le roman, le cinéma et même la bande dessinée ont fortement popularisé ces images stéréotypées. Mais quelle réalité recouvre cette fascination ? Au Moyen Âge, le grimoire désigne un ouvrage écrit en latin, mélange de recettes diverses pour guérir certains maux, conjurer ou invoquer les démons, fabriquer des talismans ou des amulettes, lever ou jeter des sorts... D'abord en petit format, fascicule de poche à l'usage du mage « en déplacement », il se transforme en grand in-folio, monumental volume de consultation. Eminent connaisseur du Moyen Âge et de ses curiosités, fervent et authentique collectionneur de grimoires, Claude Lecouteux entreprend ici d'ouvrir ces livres énigmatiques et d'en présenter le contenu. Obscurs, cryptés, truffés de symboles, de dessins et de mots hermétiques, les grimoires, sans perdre de leur densité poétique, nous deviennent au terme de ce voyage guidé, plus accessibles et nous révèlent ainsi nombre de leurs mystères. Nombreuses illustrations. Nouvelle édition revue et augmentée (2005) Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge 304 p., 22 euros, 2002, ISBN 84952-0-15-2 |
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Histoire des vampires Autopsie d'un mythe Issu de faits étranges déformés par l'imagination populaire, le vampire est-il nécessaire de le rappeler ? est un défunt qui, à la faveur de la nuit, revêtant parfois une forme animale, s'échappe de son tombeau pour sucer le sang des vivants, seule « nourriture » à son goût... En historien des mentalités, Claude Lecouteux s'attache aux témoignages originaux relatant ces étranges phénomènes et dresse un inventaire des précurseurs de la redoutable créature, remontant à la plus haute Antiquité où abondent lamies, striges et goules, démons femelles la plupart du temps. S'appuyant sur des archives judiciaires, l'auteur étudie plusieurs cas de vampirisme jugés avec le plus grand sérieux, notamment au siècle des Lumières, où l'on n'hésitait pas à ouvrir les tombes pour décapiter les cadavres suspects et les rendre à jamais inoffensifs. Ainsi se trouvent retracées la constitution et l'évolution du mythe du vampire, qui s'épanouira, au XIXe siècle, dans le très célèbre et romantique Dracula de Bram Stoker, puis connaîtra jusqu'à nos jours d'innombrables versions littéraires et cinématographiques. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en allemand 192 p., 18 euros, 1999, 2002, ISBN 2-911416-29-5 |
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Fantômes et Revenants au Moyen Âge Postface de Régis BOYER Les morts qui reviennent ont une histoire. A partir des récits anciens, des rites et des coutumes funéraires subsistant parfois de nos jours, Claude Lecouteux tire de l'oubli les fantômes et les revenants d'antan, jusqu'alors négligés par les historiens. Le Moyen Âge de l'Europe du Nord offre, dans notre civilisation occidentale, un champ privilégié pour décrire le retour des défunts et retracer le combat que l'Eglise leur livra. Qui revient ? A quels moments se produisent les hantises ? Pourquoi certains morts amènent-ils fécondité et prospérité tandis que d'autres répandent terreurs et massacres ? Quelle force anime le cadavre jusqu'à le faire sortir de sa tombe et de quelle conception de l'au-delà de tels phénomènes relèvent-ils ? Car s'ils constituaient jadis de redoutables manifestations, fantômes et revenants n'en étaient pas moins intégrés dans la mentalité collective d'alors. Aujourd'hui, fantômes et revenants se sont presque évanouis, mais ils n'ont pas perdu leur pouvoir de fascination car ils s'enracinent dans notre crainte immémoriale des morts. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en tchèque 262 p., 21 euros, 1986, ISBN 2-902702-33-7 |
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Fées, Sorcières et Loups-garous au Moyen Âge Préface de Régis BOYER Fées, sorcières et loups-garous... Enchanteurs ou terrifiants, ces êtres mystérieux n'ont cessé de nous fasciner et demeurent encore présents dans nos récits, nos rêves et nos hantises. Mais de quelles croyances sont-ils la survivance ? Claude Lecouteux a décelé dans les légendes germano-scandinaves, et dans maints aspects de la culture européenne, une conception religieuse bien oubliée : l'âme ou plutôt le Double sous une forme humaine ou animale peut s'échapper du corps pendant le sommeil, la transe ou même le coma, puis réintégrer son enveloppe charnelle. Et si certains subissent, bien malgré eux, cet étrange voyage, d'autres, parfois accusés de sorcellerie, savent le provoquer. Etonnant archéologue de l'âme médiévale, Claude Lecouteux révèle l'origine et l'importance de la croyance au Double, et en saisit les métamorphoses à travers les siècles. Ainsi, loin d'être des fantaisies ou de vagues superstitions, fées, sorcières et loups-garous témoignent d'une vision ancienne combattue, refoulée, mais cohérente du monde et de l'au-delà. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en tchèque 224 p., 21 euros, 1992, ISBN 2-902702-70-1 |
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Les Nains et les Elfes au Moyen Âge
Préface de Régis BOYER Personnage familier venu d'un lointain passé et perpétuant sa vie dans l'imaginaire de nos sociétés modernes, le nain n'en est pas moins méconnu et bien peu étudié jusqu'alors. Qui est-il ? D'où vient-il ? Puisant dans les littératures médiévales, mais aussi dans les contes, les légendes et les mythologies, Claude Lecouteux, éminent spécialiste du Moyen Âge, a relevé les images, les situations et les usages gravitant autour de cet être singulier. L'auteur met au jour tout un monde de croyances disparues, souvent occultées par l'Eglise ou simplement englouties par le temps. Loin d'être des fictions ou des superstitions, les nains seraient liés à la fertilité, à la fécondité, à la mort et à ce culte des ancêtres dont on connaît l'importance dans notre ancien Occident. Et nous redécouvrons ainsi leur signification religieuse que nous avions perdue. Fourmillant dans les traditions populaires, lutin, follets, kobolds ou duses, nains et elfes de toutes sortes, laissent entrevoir comment, en dépit de la culture chrétienne, le paganisme parvint à se maintenir dans les campagnes jusqu'à l'aube de l'ère industrielle. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en tchèque 216 p., 20 euros, 1988, ISBN 2-902702-44-2 |
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La Maison et ses Génies
Croyances d'hier et d'aujourd'hui Des liens sacrés unissent depuis toujours l'homme à son foyer. Bien plus que simple bâtisse, la maison, ayant un corps et une âme, est un être vivant que les génies font craquer et grincer. Surgissant dans le bâtiment murs, gouttières, toit, bondissant dans les ouvertures portes, fenêtres, cheminées, ces hôtes surnaturels inquiètent et dérangent le plus souvent. Et nombreux sont les rites pratiqués pour éloigner les êtres hostiles ou, au contraire, tenter de les apprivoiser et de les transformer en étranges alliés domestiques. Claude Lecouteux, éminent spécialiste de la petite mythologie médiévale, retrace l'arrière-plan mental, commun à tous les peuples européens, qui donne naissance à ces innombrables créatures s'affairant dans la maison et dont on retrouve parfois encore la trace aujourd'hui. Dernier volume d'une trilogie sur les esprits de lieux après Les Nains et les Elfes au Moyen Âge, puis Démons et Génies du terroir au Moyen Âge , cet ouvrage sauve de l'oubli un ensemble de traditions et de croyances ancestrales liées à l'espace le plus intime et le plus cher à l'homme. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge 208 p., 20 euros, 2000, ISBN 2-911416-41-4 |
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Démons et Génies du terroir
au Moyen Âge Préface Régis BOYER Au sein d'une nature sauvage, indomptée, l'homme, exposé à d'invisibles périls, s'est longtemps éprouvé comme un intrus, un usurpateur. Toute installation, toute colonisation, fut d'abord une conquête sur une présence primitive et surnaturelle le plus souvent menaçante celle des démons et des génies du terroir. Scrutant les traditions populaires, les sagas et les récits, Claude Lecouteux, éminent spécialiste du Moyen Âge, retrouve les traces de la peur archaïque face aux innombrables créatures innommables qui hantent les espaces vierges. A l'origine de nombreux rites, il identifie la volonté de conjurer dangers et terreurs, de se rendre propice le génie et d'organiser, sur des sites précis, sa coexistence avec l'homme. Ce remarquable ouvrage éclaire ainsi le rôle primordial des lieux dans l'élaboration de maintes croyances et met au jour la racine d'un antique respect de la nature qui rejoint nos préoccupations écologiques les plus actuelles. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en espagnol 224 p., 21 euros, 1995, ISBN 2-902702-88-4 |
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Chasses fantastiques
et Cohortes de la nuit au Moyen Âge Par les nuits d'hiver, on entendait autrefois, dans les airs ou sur terre, passer une troupe inconnue, effrayante et mystérieuse. Surgissait alors, en plein champ ou dans les bois, l'étrange cortège funèbre de fantassins et de cavaliers, les uns ensanglantés, les autres portant la tête sous leur bras. C'était la Chasse infernale, la terrible cohorte des damnés, thème qui n'a cessé d'inspirer peintres, poètes et romanciers. Présente depuis des siècles, la légende de la Chasse infernale recouvre une croyance populaire profondément enracinée dans les mentalités. Cette croyance structurait la vie quotidienne, possédait une fonction sociale, formait un système élaboré d'interprétation du monde. Soumise, cependant, à l'usure du temps et des mémoires, aux assauts de la « vraie foi » que fut le christianisme, elle nous parvint modifiée, remodelée, confondue à d'autres traditions. Cet ouvrage rassemble les multiples facettes du mythe, démêle les confusions qui le rendaient obscur et pousse son enquête jusqu'à une époque récente. Poursuivant ses magistrales recherches sur les légendes et les croyances liées à la mort et à l'au-delà, Claude Lecouteux nous plonge, une nouvelle fois, au cœur des hantises et des peurs de l'homme médiéval. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Traduit en allemand 248 p., 21 euros, 1999, ISBN 2-911416-17-1 |
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Mélusine et le Chevalier au cygne
Préface de Jacques LE GOFF De tous les monstres féminins que nous a légués le Moyen Âge, Mélusine est bien le plus fascinant. Souvent confondue avec la sirène, elle demeure la créature ambiguë par excellence. Fée, femme et serpent, sa beauté attire, mais sa queue de reptile provoque la répulsion et évoque les flammes de l'enfer. Le Chevalier au Cygne, immortalisé par Wagner sous le nom de Lohengrin, offre plus d 'un rapport avec Mélusine. Dans ces deux légendes, en effet, un être surnaturel s'éprend d'un mortel, lui amène bonheur et prospérité, mais lui impose un interdit. Et dans les deux cas, l'interdit se trouve transgressé et l'être féerique disparaît. A partir d'un vaste corpus de textes médiévaux, Claude Lecouteux retrouve l'origine de ces récits dans les mythologies celtique et germanique et montre, sous l'influence du christianisme, la métamorphose des dieux et des déesses en de tels êtres merveilleux. « Importante contribution à la mythologie comparée de la chrétienté médiévale, le beau livre de Claude Lecouteux éclaire donc à la fois l'histoire sociale, culturelle et mentale de l'Occident chrétien. » Jacques Le Goff. Claude Lecouteux est professeur de littérature et civilisation du Moyen Âge Prix de L’Académie française. 216 p., 21 euros, 1997, ISBN 2-911416-06-6 |
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Globe trotters au Moyen Age
Marchands, guerriers, ambassadeurs, espions, pèlerins... On voyageait beaucoup au Moyen Âge. Mais celui qui se risquait vers de nouveaux rivages ou des pays lointains avait moins de certitude de retour que nos cosmonautes d'aujourd'hui partis à la conquête des étoiles. Dans cet ouvrage vivant et informé, Nicole Chareyron donne la parole à quelques-uns de ces globe-trotters de jadis qui n'ont pas gagné la notoriété posthume, malgré leurs picaresques récits. Frères méconnus de Marco Polo, ancêtres oubliés de Christophe Colomb, marcheurs infatigables ou rescapés de flots, ils éprouvent comme nous la peur, la joie, le désespoir et voient souvent au cours de leurs rencontres des Vikings aux anthropophages de Sumatra leurs principes chrétiens et leurs préjugés culturels quelque peu bousculés. Et sur les chemins, tout un monde se croise, redoutables bandits et cyniques escrocs aux aguets, renégats au grand cœur et braves gens hospitaliers aux coutumes parfois déroutantes. Bien sûr, tous ces récits, où nos « héros » frôlent sans cesse la mort, s'achèvent sur une fin heureuse puisque, rentrés au pays après leurs incroyables et rocambolesques aventures, ils saisiront leur plume afin de raconter leur odyssée, pour notre plus grand plaisir... Nicole Chareyron est maître de conférences en littérature et langue du Moyen Âge à l'Université de Montpellier. 272 p., 22 euros, 2004, ISBN 2-911416-99-6 |
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Les Pèlerins de Jérusalem au Moyen Age
L'aventure du Saint Voyage d'après Journaux et Mémoires Préface de Pierre-André SIGAL A la fin du Moyen Âge, de Venise à Jérusalem, et poussant parfois jusqu'au Caire, des milliers de pèlerins s'exposent aux affres et aux dangers du voyage pour aller prier en Terre sainte. Si la plupart des pèlerins sont restés inconnus, quelques-uns cependant moines, seigneurs, bourgeois, mais aussi marchands, intellectuels, observateurs ou même espions ont transmis leurs témoignages, notes prises au quotidien ou écrits rédigés à leur retour. S'appuyant sur ces « carnets » recueillis dans l'Europe entière, qui fourmillent d'anecdotes, de conseils et d'opinions révélatrices des mentalités, Nicole Chareyron fait revivre, avec verve et érudition, les péripéties de ces voyages vie à bord des bateaux, violences et maladies nées de la pénible promiscuité, relations contrastées avec les populations locales... Guidés par la foi, ces pieux voyageurs font la rencontre du « sauvage », Bédouin dans le désert du Sinaï, touchent le Nil légendaire et se risquent, en premiers touristes, autour des mystérieuses Pyramides. Hommage à ces auteurs de « journaux » sans notoriété littéraire, cet ouvrage nous fait redécouvrir l'espace sacré, au rythme de ces marcheurs d'un autre temps, hommes qui, avec humour ou humeur, nous parlent de leurs espoirs, de leurs désillusions et de leurs enchantements. Nicole Chareyron est maître de conférences en littérature et langue du Moyen Âge à l'Université de Montpellier. Traduit en anglais (États-Unis) 320 p., 21 euros, 2000, ISBN 2-911416-35-X |
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Mythologie chrétienne Fêtes, rites et mythes au Moyen Âge Saint Martin sur son âne, saint Christophe à tête de chien, sainte Marthe tenant en laisse la Tarasque, saint Hubert accompagné de son cerf, voilà bien des saints bizarres et fort peu catholiques... Et pour cause. Derrière les figures vénérées de notre calendrier se dissimulent, en fait, d'anciennes divinités païennes celtiques pour la plupart que le christianisme médiéval dut assimiler pour s'imposer. Et, dans un subtil compromis religieux, l'Eglise sut inscrire son message dans les huit grands cycles festifs de l'année préexistants, de la fête des Morts au repas des fées du réveillon de Noël. Eminent spécialiste du Moyen Âge et de la légende dorée, Philippe Walter retrace ainsi la lente constitution de cette mythologie christianisée totalement étrangère à la Bible et redonne toute leur cohérence aux croyances, coutumes et rites souvent incompris, mais toujours présents, dans notre culture. Philippe Walter est professeur de littérature française du Moyen Âge à l'Université de Grenoble-III. et directeur du centre... . Traduit en espagnol, en croate 232 p., 20 euros, 2003, ISBN 2-911416-78-3 |
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Histoire des lépreux au Moyen Âge Une société d'exclus Mal contagieux pourrissant lentement les corps, reléguant de sinistres compagnies en marge des communautés humaines, la lèpre, mal endémique dès les premiers siècles de notre ère, obsédante, impressionna l'homme médiéval plus que toute autre calamité. Quelle était la vie quotidienne du lépreux de jadis ? Rejeté, coupé des siens et des hommes et même déclaré « mort au monde » lors de funèbres liturgies errant ou confiné dans les maladreries, comment survivait-il ? Qui l'assistait dans sa souffrance, et comment les léproseries étaient-elles organisées ? Que pouvaient les médecins d'alors contre un fléau suscitant tant d'effroi et de fantasmes ? Quelle était dans le calvaire des lépreux ces pitoyables exclus la part des rumeurs, des réactions populaires ou des croyances religieuses ? Lazare, et d'autres personnages bibliques, permettaient à l'homme du Moyen Âge de déchiffrer la sombre énigme de cette tragique maladie : salaire du péché, image de la déchéance humaine ou signe paradoxal d'élection rapprochant mystérieusement le ladre du Christ, la lèpre devint marque de damnation ou de salut. Cet ouvrage, fruit de quinze années de recherche, fait surgir la terrible silhouette du lépreux agitant sa crécelle et devant qui chacun s'écarte. Personne, en ce qui concerne la France, n'avait encore tenté d'en dire ainsi leur pauvre histoire. Françoise Bériac est professeur d'histoire du Moyen Âge 288 p., 22 euros, 1988, ISBN 2-902702-41-8 |
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Nicolas Flamel Des livres et de l'or Nicolas Flamel, écrivain calligraphe et riche bourgeois de Paris, fut-il vraiment alchimiste et parvint-il, comme le prétend la rumeur, à faire de l'or et à percer ainsi les secrets du Grand œuvre ? L'auteur de ce livre évoque les rues animées du vieux Paris et nous plonge en plein XVe siècle. Il reconstitue la vie de Flamel et scrute la façade sculptée de son ancienne demeure, rue de Montmorency. En éminent médiéviste, il analyse le testament conservé aux Archives nationales ainsi que divers actes qui mentionnent maître Nicolas, généreux donateur et constructeur de multiples édifices. Nigel Wilkins s'interroge, en outre, sur les divers ouvrages alchimiques qui lui furent attribués, et notamment sur le fameux Livre des figures hiéroglyphiques, mettant en scène Nicolas et sa femme Pernelle, et qui, jusqu'à nos jours, reste à la source de nombreuses méditations occultistes. Cette enquête rigoureuse, qui dissipe bien des énigmes, met en lumière comment Nicolas Flamel, l'homme des livres, le libraire copiste, devint l'alchimiste légendaire dont le souvenir hante encore le quartier de la Tour Saint-Jacques. Nigel Wilkins est professeur de littérature médiévale à l'Université de Paris-IV Sorbonne. Traduit en japonais 192 p., 18 euros, 1993, ISBN 2-902702-77-9 |
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Le Théâtre des exclus au Moyen Âge
Hérétiques, sorcières et marginaux A la fin du Moyen Âge, on voit apparaître dans les villes d'étranges rituels d'exclusion charivaris, exorcismes publics destinés à évacuer les éléments indésirables de la cité, qu'il s'agisse des hérétiques, des sorcières, des juifs, des fous, des mendiants ou des prostituées. Au même moment, mais précédant souvent les faits, le théâtre médiéval s'épanouit et met en scène, dans les Mystères, les Jeux et les Sermons joyeux, ce rejet de l'Autre, généralement associé au diabolique. Adoptant une démarche nouvelle, Jelle Koopmans montre que l'Histoire ne cesse de s'alimenter aux fictions littéraires : ainsi, bien avant que la véritable démonomanie n'apparaisse, représente-t-on au théâtre de multiples cas de possession. A travers de très nombreux textes, parfois mal connus, l'auteur étudie ces attitudes d'exclusion, mises en scène, puis exprimées dans le quotidien. Ce livre précurseur qui renouvelle notamment notre conception des grandes obsessions de l'homme médiéval place la littérature au service de l'histoire des mentalités et enrichit ainsi considérablement notre vision du Moyen Âge. Jelle Koopmans enseigne la littérature française du Moyen Âge 272 p., 22 euros, 1997, ISBN 2-911416-04-X |
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La Lettre du Prêtre Jean
Une utopie médiévale Au XIIe siècle apparaît, adressée à l'empereur byzantin, La Lettre d'un certain Prêtre Jean, monarque inconnu d'un lointain royaume chrétien. Se présentant comme le souverain le plus puissant du monde, le Prêtre Jean y décrit les merveilles de son vaste pays recouvrant les «trois Indes» : mœurs, gouvernement, richesses infinies, faune, flore et peuples étranges, spectacles insolites... La beauté et l'horreur, la vertu et l'atrocité, le sublime et le monstrueux, les aspects les plus contradictoires et les plus extrêmes de la Création trouvent leur sens dans cette fabuleuse contrée. La Lettre du Prêtre Jean enflammera les imaginations jusqu'au XVe siècle et le renom du souverain des Indes se répandra alors dans toute l'Europe. Cette mystérieuse missive, dont on connaît une centaine de versions dans quinze langues différentes, fascinante rêverie utopique analysée ici avec rigueur par István Bejczy, dévoile d'étonnante façon l'imaginaire de l'homme médiéval. Istvan Bejczy est directeur de recherches en histoire médiévale 216 p., 21 euros, 2001, ISBN 2-911416-52-X |