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Histoire de l'école
Maîtres et écoliers de Charlemagne à Jules Ferry
Malgré les aléas de notre histoire, l'école s'est lentement construite, affirmée comme une nécessité au cours des siècles. Résistance des mentalités, problèmes financiers, religieux et politiques, tâtonnements pédagogiques, accompagnent depuis toujours son développement. Et Jean-Baptiste de La Salle, Condorcet, Guizot, Duruy, Ferry sont autant de jalons remarquables de cette évolution qui aboutit aux fameux « hussards noirs » de la République, puis à l'école telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Dans cet ouvrage précis et complet, Pierre Giolitto étudie les événements marquants, les idéaux et les enjeux, et toutes les grandes querelles que suscita l'école. Pour chaque époque, il s'attache à décrire, dans son cadre le plus concret, la vie quotidienne des maîtres et des écoliers, et s'interroge sur les finalités profondes de l'institution scolaire alors établie.
Cette étude constitue ainsi l'outil de réflexion indispensable pour tous ceux qui sont soucieux de mieux comprendre l'école les passions qu'elle déclenche, les espoirs qu'elle soulève non seulement dans son passé, mais aussi dans son existence et son dynamisme actuels.
Chronologie, Index des noms cités.
Historien, ancien inspecteur d'Académie, Pierre Giolitto a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'enseignement et de la jeunesse.
424 p., 23 euros, 2003, ISBN : 2-911416-86-4
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« Les gauchers sont des gens qui ne peuvent rien faire de droit, des gens à l'envers dont on se demande s'il s'agit vraiment de gens. » Ce jugement implacable de Quevedo reflète bien ce que durent subir les gauchers au cours des siècles.
S'appuyant sur des documents surprenants, Pierre-Michel Bertrand étudie les diverses réactions que les adeptes de la « mauvaise main » suscitèrent dans notre civilisation occidentale, de l'Antiquité à nos jours, et montre que les « senestriers » rencontrèrent, selon les époques, hostilité, tolérance ou admiration. Individus maléfiques ou dégénérés, malappris ou délinquants passibles de la plus sévère répression sociale, mais aussi êtres d'exception, les gauchers n'ont jamais laissé indifférent.
Aujourd'hui, les gauchers jouissent d'une totale reconnaissance de leur singularité : cette récente émancipation constitue sans doute l'ultime péripétie de leur étrange et riche histoire. Illustrations.
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Du Moyen Âge à nos jours, la présence de vagabonds constitue, de siècle en siècle, une constante dérangeante de l'histoire. Cette population d'exclus, poussée vers les villes ou les campagnes, selon les époques, générée par les bouleversements sociaux famine, épidémie, guerre, chômage , a toujours inquiété sédentaires et nantis.
Recouvrant, aux yeux des pouvoirs, des réalités bien différentes du «pauvre du Christ », considéré au Moyen Âge comme le « Portier du ciel », au « sans-aveu » ennemi de l'ordre, du chemineau chapardeur au jeune festivalier « faisant la manche » les vagabonds n'ont cessé de provoquer une double et paradoxale réaction : La compassion et la peur. la compassion permettant jadis aux riches de gagner le salut par la vertu de la charité et la peur provoquant l'hostilité haineuse et brutale. Aumône, accueil et recherche d'intégration d'une part, galère, bagne, enfermement et refoulement d'autre part. Et, aujourd'hui, la tragique situation des S.D.F., entraînant dans le même temps création d'associations caritatives et décrets répressifs antimendicité, révèle là encore l'embarras de nos sociétés face à ses « errants ».
Dans cet ouvrage, à la fois clair et exhaustif, José Cubéro nous invite a mieux comprendre la vie fragile de ces « vaguants » et le perpétuel émoi qu'ils suscitent sur leurs pas.
José Cubero est agrégé d’histoire et professeur à Tarbes.
Traduit en roumain et en chinois 
296 p., 21 euros, 1999, ISBN 2-911416-15-5
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L'Erreur judiciaire
de Jeanne d'Arc à Roland Agret
Sous la direction de BENOÎT GARNOT
« Intolérable anomalie », l'erreur judiciaire s'avère riche d'enseignements sur l'application du droit et sur l'état des sociétés qui la génère. Comment, selon les époques, se produit-elle ? Provient-elle d'une simple défaillance humaine ou d'un dysfonctionnement plus profond ? Pourquoi se trouve-t-elle parfois au cœur de véritables luttes idéologiques ? Les pratiques judiciaires seraient-elles flexibles en fonction de la conjoncture politique ou économique ?
Dans cet ouvrage, historiens et sociologues s'interrogent sur de nombreux cas, les uns célèbres, les autres tombés dans l'oubli, et montrent que l'erreur judiciaire constitue toujours un révélateur de tensions et de conflits, souvent inavoués. Du Moyen Âge aux temps modernes, ils nous permettent de mieux comprendre les mécanismes pervers — stigmatisation, fabrication de stéréotypes, inventions collectives du coupable idéal… — perpétuant dans l'espace et le temps un scandale qui met en cause la confiance dans l'institution judiciaire et, par là même, dans l'organisation sociale.
Benoît Garnot est professeur d'histoire moderne à l'Université de Dijon.
256 p., 21 euros, 2004, ISBN 2-911416-96-1
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Longtemps rare, cher et précieux, le miroir est aujourd'hui devenu un élément banal de la maison ou du décor urbain. Du petit miroir métallique, jadis tant prisé par les nobles dames, aux glaces omniprésentes de notre civilisation moderne, le miroir a connu, au cours des siècles, de nombreuses métamorphoses et suscité bien des engouements.
Mais l'histoire du miroir est aussi l'histoire du rapport de l'homme à sa propre image, à son double. Reliant la vérité à l'apparence, le collectif à l'intime, le miroir se charge de passions et de fantasmes reflet du divin pour certains, instruments de séduction et de mensonge pour d'autres.
Sabine Melchior-Bonnet explore ainsi, dans cet ouvrage, les multiples aspects d'un symbole et retrace l'étonnante influence d'un objet familier sur notre sensibilité : le fameux « stade du miroir », grâce auquel l'individu se découvre, se trouve ainsi décrit sur des siècles d'histoire.
Nombreuses illustrations.
Sabine Melchior-Bonnet est ingénieur d'études au Collège de France et attachée à la chaire de Daniel Roche.
288 p., 15 euros, 1994, ISBN 2-902702-86-8
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Histoire des communautés juives en
Inde
Depuis l'Antiquité, l'Inde abrite des communautés juives qui ont toujours pratiqué leur religion en toute liberté et dont la caractéristique, au contraire des autres diasporas, est de n'avoir jamais souffert d'antisémitisme.
Quatre groupes se répartissent dans l'ensemble du pays : les juifs de Cochin, composés de Noirs et de Blancs, commerçants actifs établis depuis le roi Salomon dans le Kérala et parfaitement assimilés à la société indienne ; les Bene Israël, à l'origine presseurs d'huile, longtemps coupés du monde juif et considérés comme une des dix tribus perdues après la destruction du Temple de Jérusalem, présents surtout à Bombay et à Calcutta ; les Baghdadi, venus du Moyen-Orient au 18° siècle, parfois enrichis par la vente de l'opium alors légale et plus proche des Européens ; les Mizos, enfin, aux frontières de la Birmanie, autrefois farouches guerriers et coupeurs de têtes, revendiquant depuis peu leur appartenance au judaïsme et se prétendant mystérieux descendants de la tribu de Manassé.
Dans ce livre pionnier, Monique Zetlaoui étudie l'histoire et les traditions de ces juifs indiens fort bien intégrés dans le système des castes et éclaire leurs relations, d'une part, avec les divers occupants du pays les Portugais accompagnés de la sinistre Inquisition, les Hollandais, puis les Britanniques d'autre part, avec les nationalistes indiens. Elle met en évidence leur rôle constant dans la vie de la Péninsule, tout au long des siècles, et souligne les particularités de leur judaïsme. Aujourd'hui beaucoup de ces juifs ont émigré et, paradoxalement, connaissent souvent des difficultés à faire admettre leur judéité par certains de leur correligionnaires.
Monique Zetlaoui est diplômée de l'INALCO.
400 p., 22 euros, 2000, ISBN 2-911416-37-6
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Ainsi vont les enfants de Zarathoustra
Parsis de l'Inde et Zartushtis d'Iran
Les disciples de Zarathoustra — ce prophète
aurait précédé Boudha de mille ans et Moïse
de deux cents ans — n'ont pas disparu. Zarthushtis d'Iran, qui refusèrent
l'islamisation de la Perse et résistèrent tant bien que
mal aux brimades, et Parsis qui choisirent l'exil en Inde, où ils
connurent paix et stabilité, pratiquent toujours une des plus vieilles
religions du monde.
Remarquables par leur dynamisme économique et intellectuel, les Parsis jouissent en Inde d'un grand rayonnement, tant dans les médias, les arts, que dans l'industrie avec le puissant groupe Tata. Tout en s'intégrant avec brio danns le monde moderne, ils conservent leurs traditions, dont la plus étonnante reste la dévoration des défunts par les vautours au sommet des tours du silence.
Dans cet ouvrage exhaustif, Monique Zetlaoui étudie l'organisation
sociale, les croyances et les rites des zoroastriens et raconte leur longue
histoire, histoire fascinante d'une antique minorité religieuse
encore vivante et qui influencera en profondeur les trois monothéismes.
Illustrations couleurs, index.
Monique Zetlaoui est diplômée de l'INALCO.
338 p., 23 euros, 2003 ISBN : 2-911416-88-0
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Arlette FARGE (présenté par)
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« A couler dans les guerres, il indigne et révolte ; à irriguer nos veines, il réjouit et fait vivre : ainsi témoigne-t-il de la vie comme de l'horreur. Voici le sang, indispensable fluide, compagnon de l'aventure humaine dans toutes ses dimensions, physique, idéologique et même spirituelle.
Lieu commun de la vie, de l'histoire et de l'imaginaire, le sang ne cesse de poser question. Une seule du reste : celle de notre lien à la mort, mais posée de façon tragiquement plurielle et ambivalente. On le sait : le sang a ceci de particulier qu'on ne peut parler de lui sans omettre sa double fonction de vie et de mort.
A travers des disciplines, des langages et des regards différents, chaque article ici présent interroge la manière dont les hommes et les sociétés ont fait route avec lui, sur un chemin aussi contrasté que continûment balisé par sa présence. Car le sang laisse infiniment de trace. » Arlette Farge.
168 p., 15 euros, 1988, ISBN 2-902702-46-9
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Jean DELUMEAU (présenté par)
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« Quelques-unes des études réunies ici confirment, nuancent ou complètent ce que j'avais esquissé il y a dix ans. D'autres débordent le cadre géographique et chronologique de l'Occident classique, c'est le cas notamment de l'étude sur l'origine du juron religieux au Québec et de celle sur la Marseillaise de Serge Gainsbourg.
Injures et blasphèmes (les deux termes ne sont point synonymes) constituent, à n'en point douter, un révélateur d'un groupe social déterminé et de ses valeurs admises et transgressées. L'histoire des mentalités se doit d'utiliser un tel révélateur, c'est dire l'intérêt du présent dossier. » Jean Delumeau
168 p., 15 euros, 1989, ISBN 2-902702-51-5
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MAURICE AGULHON ( présenté par)
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Les Marginaux et les Autres
Du saint au bandit, du banni au bohémien, du « nouveau pauvre » au ghetto des banlieues d'aujourd'hui, la confrontation des marginaux à la norme majoritaire. Maurice Agulhon
164 p., 17 euros, 1990, ISBN 2-902702-61-2
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Alain CORBIN (présenté par)
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« Le saccage des corps a son histoire. On le savait des tactiques et des affres de la torture, des rituels du supplice. Voici évoquée la souffrance infligée par la satisfaction du désir irrépressible. Ses modalités changeantes accompagnent l'évolution des codes sociaux, des représentations de la douleur physique, des seuils du tolérable, des signe de l'attention portée à la souffrance de l'autre.
Dans le dessin de cette violence, malédiction de la beauté, de la jeunesse, de la faiblesse, se lisent la configuration des rapports sociaux, les images du sexe, l'accumulation des frustrations, la nature des inquiétudes. Mais le viol ne s'épuise pas dans la pénétration brutale. L'œil, la rumeur s'arrêtent avidité sur les traces de la transgression, qui parlent du moment où se sont mélangés le désir fou et la frayeur sidérante, le pouvoir du sexe et celui de l'horreur. » Alain Corbin
Traduit en italien et en allemand .
168 p., 10 euros, 1989, ISBN 2-902702-55-8
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Vercingétorix et l’Idéologie française
La lutte de Vercingétorix (alliance des Gaulois divisés, victoire de Gergovie, défaite d'Alésia et reddition à César) est inscrite dans la mémoire des Français comme un premier drame national. Mais comment un idéal politique a-t-il pu se façonner autour d'un héros vaincu dont on sait, en fait, peu de choses ?
Par l'étude des historiens, des écrivains, des manuels scolaires, des discours politiques et des œuvres d'art, André Simon met en lumière la façon dont le chef gaulois s'imposa peu à peu pour devenir, au XIX° siècle et jusqu'à notre époque, le « premier des Français ». La royauté se réclamait de Clovis, fondateur de la monarchie française. Mais les républicains, bientôt suivis de toutes les familles idéologiques, cherchèrent à ancrer la légitimité de leur pouvoir en Vercingétorix.
Ce champion de l'indépendance, de la liberté de l'unité nationale, représenta dès lors pour tous la nouvelle incarnation de la patrie. Salué pour sa bravoure et le sacrifice qu'il fit de sa personne pour épargner les siens, plaint pour son martyre, Vercingétorix, tout comme Jeanne d'Arc, offre dans les grands revers nationaux un mythe consolateur où le vaincu apparaît plus noble que son vainqueur, et garantit ainsi la résurrection de son pays.
A l'heure où les métamorphoses de notre société suscitent des interrogations sur les problèmes d'identité, cet ouvrage original permet, à travers un modèle, de mieux comprendre l'élaboration, et l'utilisation à des fins souvent antagonistes, des fondements mêmes de l'idéologie française.
André Simon est docteur en histoire.
168 p., 17 euros, 1989, ISBN 2-902702-54-X
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A la différence des autres membres de la Confédération canadienne, le Québec englobe une véritable nation, celle des canadiens français. Cette province est, en effet, peuplée en majorité plus de 80% de la population de Canadiens francophones.
Tout en brossant une minutieuse étude des mentalités québécoises, Marc Durand retrace l'histoire du Québec, depuis sa découverte par Jacques Cartier en 1534 jusqu'à nos jours. Fiers de leur esprit aventurier et entreprenant, mais battus par les Anglais en 1759, les Québécois, mis à l'écart de l'économie par les vainqueurs, vont se replier sur les travaux agricoles. L'Eglise et les intellectuels s'appliqueront alors sans relâche à préserver une langue française « pure » et les traditions ancestrales.
Mais à partir des années 1950, et surtout la Révolution tranquille des années 60, les Québécois rejettent les valeurs rurales dont ils se sentent prisonniers et, qu'ils soient acquis ou non à l'idée de souveraineté, prennent en main leur destinée économique et politique. Aujourd'hui comme hier, cependant, la question du Québec est toujours l'histoire d'une lutte pour la survivance d'un peuple.
Marc Durand est historien de formation
et travaille au ministère de l’Economie.
240 p., 20 euros, 1999, ISBN 2-911416-74-0
Réédition augmentée 2002.
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