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Le Peuple et l'Histoire Préface de François LEBRUN Comment la mémoire populaire a-t-elle compris, vécu ou interprété l'histoire ? Que sont devenus dans l'imagination collective Clovis, Jeanne d'Arc, Napoléon et tant de figures ayant marqué leur siècle ? Quels murmures peut-on encore surprendre sur les templiers ? Quelles ombres planent sur les champs de bataille alors que s'est tu depuis longtemps le fracas des armes ? Comment, selon les rumeurs, les paysans d'Ancien Régime considéraient-ils les bourgeois, les seigneurs et les curés ? Et quelles images demeurent de la rupture si profonde que fut la Révolution française ? Dans une démarche qui préfigure celle de l'historien moderne, Paul Sébillot retrouve dans la tradition orale l'écho des grands événements et reconstitue ainsi, en marge de l'histoire savante, une Histoire de France légendaire. Le Peuple et l'Histoire est la dernière partie du Folklore de France, véritable inventaire des traditions populaires de France et des pays francophones dans lequel Paul Sébillot rassemble contes, chansons, légendes, devinettes et proverbes, mais aussi préjugés, rites, coutumes, superstitions et formulettes. Paul Sébillot, ethnologue de grand renom, 240 p., 18 euros, 1986, ISBN 2-902702-31-0 |
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Les Evangiles des quenouilles traduit et présenté par Jacques LACARRIERE « Écrits en "françois" mêlé de formes picardes et publiés à Bruges en 1480, Les Evangiles des quenouilles ont acquis très vite une grande popularité. Depuis longtemps, ils servent de référence à tous les spécialistes du folklore et de l'histoire des mentalité et pourtant, ils n'avaient pas été traduits jusqu'à ce jour en français moderne. C'est pourquoi j'en présente ici pour la première fois une traduction accessible au lecteur non spécialisé. Six femmes "sages doctoresses et inventeresses" se réunissent au cours de six veillées pour disserter à tour de rôle sur les maladies, remèdes, recettes, dictons, conseils et interdits de leur vie quotidienne. L'œuvre, d'auteur inconnu, recueille donc un grand nombre de croyances et de superstitions concernant les femmes. Croyances qui ne sont nullement mortes avec le Moyen Âge et dont beaucoup ont survécu dans nos campagnes jusqu'au seuil de notre siècle. Ce texte singulier révèle d'une manière particulièrement vivante et alerte l'univers quotidien des femmes du XVe siècle. C'est un document à caractère incontestablement polémique mais qui demeure unique en son genre par les informations qu'il fournit sur la vision du monde d'une certaine société médiévale. » Jacques Lacarrière Traduit en espagnol 144 p., 10 euros, 1988, ISBN 2-902702-40-X |
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Paroles païennes Mythe et folklore, des frères Grimm à P. Saintyves Paroles païennes nous fait revivre un choc émotif et culturel : celui de la Raison triomphante qui, tout au long du XIXe siècle, fut confrontée, fascinée, à l'« inquiétante étrangeté » des vieux récits et à l'irrationalité persistante des croyances et des coutumes. Si la philosophie des Lumières fut scandalisée par la violence et l'« absurdité inconcevable » du mythe, le romantisme voue à celui-ci une curiosité passionnée. La mythologie et les traditions populaires sont-elles les traces d'un stade infantile de la culture ou l'expression spontanée d'une « Âme des peuples » ? Fontenelle, les frères Grimm, l'Académie celtique, Max Müller, Saintyves les anthropologues anglais Tylor et Lang par une histoire de doctrines mal connues, mais dont l'influence reste vive, Nicole Belmont montre comment la culture savante chercha, et cherche encore, à s'expliquer l'énigmatique « savoir populaire ». Au terme de son enquête, l'auteur précise la nature de ce « savoir » et assigne au folklore sa place spécifique au sein des sciences de l'homme. Nicole Belmont est professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. 180 p., 18 euros, 1986, ISBN 2-902702-35-3 |
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Halloween Histoire et traditions Depuis plusieurs années déjà, en France et dans toute l'Europe, citrouilles, masques effrayants de vampires et de fantômes, balais de sorcières... envahissent les vitrines des magasins tout au long du mois d'octobre. Et le soir du 31, adultes et enfants, dans une atmosphère carnavalesque, fêtent Halloween. Beaucoup pensent à tort que cette fête populaire vient des Etats-Unis. En réalité, Halloween mot anglais signifiant « veillée sacrée » survivances des rituels druidiques de Samain, a son origine dans l'ancienne Irlande. Durant cette nuit de Samain à la pleine lune la plus proche du premier novembre le monde des morts rejoint celui des vivants, et réciproquement car, selon une parole celtique, « la mort n'est que le milieu d'une longue vie ». Plus tard cette étrange fête païenne sera récupéré par l'Eglise, devenant ainsi la Toussaint, non pas jour des Morts, mais « fête » de tous les saints. Jean Markale présente cette célébration primitive venue des temps lointains, puis analyse ses métamorphoses successives jusqu'à ses prolongements actuels dans notre société qui, curieusement, ranime ces coutumes surgies de l'ombre sans en connaître ni le sens ni la portée. Traduit en anglais (États-Unis) Grand spécialiste des Celtes et du Moyen Age, Jean Markale a publié de très nombreux ouvrages sur ces thèmes. 176 p., 18 euros, 2000, ISBN 2-911416-39-2 |
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L'Ours et les hommes dans les traditions européennes Chassé mais vénéré depuis la préhistoire, l'ours n'est certes pas un animal ordinaire. Les parois des grottes paléolithiques, les traditions populaires de maints pays jusqu'à la vogue moderne de l'ours en peluche, l'attestent suffisamment. Capable de se dresser sur ses pattes postérieures, l'ours semble mystérieusement proche des hommes, et les montreurs d'ours tziganes ou ariégeois ont naguère exploité ce curieux cousinage. Faits divers ou légendes nous le montrent même séducteur ou ravisseur de femmes, et parfois père de quelque Jean-de-l'Ours à la vigueur exceptionnelle. Affronté à l'épieu ou au couteau, l'ours fut longtemps pour ceux qui le traquaient un adversaire redoutable. Et de nombreuses chansons de geste, d'anciens rites de guerre ou de chasse prouvent que sa force fut souvent considérée comme une puissances surnaturelle. Lié à la liberté sauvage, à la force vitale, l'ours l'est aussi à la fécondité. Au sortir de son sommeil hivernal, le fameux « pet de l'ours » annoncerait le souffle du printemps, et même, faisant du fauve un messager de l'au-delà, délivrerait l'âme des enfants à naître durant l'année nouvelle. Devenu rare aujourd'hui dans nos contrées d'Europe, car chassé par les hommes et la civilisation, l'ours, à la silhouette à la fois inquiétante et bonhomme, et dont l'image demeure ancrée dans notre mémoire collective, conserve encore pour nous tout son prestige. Michel Praneuf est linguiste et ethnologue, spécialiste en ethnozoologie. 168 p., 17 euros, 1989, ISBN 2-902702-49-3 |
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Le Premier mai ou le Cycle du printemps La nuit du 30 avril au 1er mai nuit sorcière de la Walpurgis ou fête celtique de Beltaine ouvre pour les traditions populaires le cycle du printemps. Marquée par l'inversion du temps, cette période de l'année, passage de la stérilité vers la germination, s'avérait naguère pour le monde rural tout à la fois porteuse d'espoirs et lourde de menaces. Antoinette Glauser-Matecki rassemble croyances, dictons et récits, s'interroge sur les fêtes calendaires et la mythologie céleste du mois de mai ; elle étudie la cueillette des mais, le sacre des reines de mai et ses jeux sexuels réprouvés par l'Église, les rites associés à la lune rousse... Puis, en ethnologue, elle relève la survivance de nombre de ces coutumes dans nos campagnes. Ainsi l'offrande du brin de muguet et les défilés joyeux de notre fête du Travail perpétuent le profond besoin, ressenti par chacun, d'accompagner la nature dans son œuvre de renaissance. Illustrations Antoinette Glauser-Matecki est docteur en anthropologie sociale et en ethnologie. 248 p., 21 euros, 2002, ISBN 2-911416-66-X |
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Le Vautour, mythes et réalités Préface de Jean YOYOTTE Charognard se repaissant de chairs mortes, le vautour a fort mauvaise réputation et, dans notre imaginaire, évoque la puanteur, la laideur, la pourriture, la mort dans toute son horreur. Pourtant, ne lui doit-on pas la fondation de Rome ? Les Parsis, dans les Tours du silence, ne confient-ils pas aux vautours leur passage vers l'au-delà? Les déesses et les reines de l'ancienne Egypte ne portent-elles pas un vautour en guise de couronne ? S'appuyant sur la réalité naturaliste et relevant subtilement une multitude de traces culturelles dans les textes antiques, les récits des explorateurs, les traditions populaires, Jean-Marie Lamblard entreprend ici la juste réhabilitation de cet animal pacifique, qui revient planer aujourd'hui dans le ciel de France, s'avère un éboueur utile et efficace qui nettoie pour se nourrir et nourrir ses proches. Ainsi l'oiseau calomnié et méconnu, servi par une écriture érudite et passionnée, reprend peu à peu sa beauté, son envergure symbolique féminine et maternelle, et tout son mystère. Illustrations en couleurs et en noir et blanc.
152 p., 18 euros, 2001, ISBN 2-911416-60-0
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L'Oiseau nègre L'aventure des pintades dionysiaques Préface d'Ernest Pignon-Ernest www.pignon-ernest.com Derrière la simple pintade de nos campagnes se cache un oiseau mythique bien méconnu. Tout au long d'une étonnante enquête, Jean-Marie Lamblard nous révèle combien les liens entre l'« oiseau aux mille perles », témoin d'un ailleurs lointain, et notre culture sont complexes et immémoriaux. En infatigable voyageur épris de l'oiseau de paradis, il en retrouve la trace dans l'écriture sacrée des tombes égyptiennes, dans la légende grecque de Méléagre, dans les mosaïques byzantines, en Syrie, en Turquie, en Jordanie, au Maghreb ou chez les peintres du Quattrocento. Et de la terre africaine aux mystères vaudou, des Métamorphoses d'Ovide à la Légende dorée, de Shakespeare à Gide, le banal sujet de nos basses-cours se charge de mystère. Il redevient l'Oiseau nègre, jadis venu d'Afrique et souvent associé à la lutte contre l'esclavage, le messager d'une autre rive, un authentique symbole de l'éternité et de l'invisible. Ilustrations en couleur et en noir et blanc. Jean-Marie Lamblard est docteur en ethnozoologie. 184 p., 21 euros, 2003, ISBN 2-911416-81-3 |
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Le Lait du père Allaiter, quoi de plus féminin ? Cependant, le curieux motif de l'homme aux seins gonflés de lait, nourrissant le pauvre enfant abandonné et affamé, n'en existe pas moins dans la culture européenne. Récits populaires de nos campagnes avec la légende de saint Mamant, folklore juif ou irlandais, relations de voyages dans le Nouveau Monde évoquant les Indiens aux seins pendants, littérature médicale d'Hippocrate à nos jours, et bien d'autres écrits, nous imposent la surprenante image du père aux seins généreux. Insolite dossier suscitant bien des interrogations. S'appuyant sur une documentation considérable où se croisent biologie, psychanalyse et ethnologie, mais aussi histoire et sociologie, Roberto Lionetti nous offre différentes lectures du symbole ambigu que constitue le lait du père. Figure imaginaire surgie d'une immémoriale hantise de la faim ? Vestige d'antiques rituels initiatiques ? Simple métaphore du « lait de la sagesse » ou désir masculin cherchant à transgresser l'inviolabilité du territoire féminin ? A l'heure des bouleversements qui affectent et remettent en cause le traditionnel équilibre du rôle de l'homme et de la femme, cet ouvrage, à travers une fresque imagée autant qu'étrange, apporte de nombreux et décisifs éléments de réflexion. Roberto Lionetti est professeur de sociologie médicale et d'anthropologie culturelle à l'Université de Trieste. Traduit de l'italien par Anne-Marie Castelain 168 p., 17 euros, 1988, ISBN 2-902702-48-5 |
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Le Vrai Gargantua Mythologie d'un géant Gargantua n'est pas une création de Rabelais. Au début du XVIe siècle, bien avant l'œuvre du grand écrivain, des livrets de colportage racontaient déjà les aventures du célèbre géant. En fait, celui-ci parcourait depuis longtemps la campagne, laissant ici ou là des traces de pas ou de doigts, oubliant sa pierre affiloire, buvant ou faisant jaillir les rivières, créant marais et buttes de ses déjections... Depuis plus d'un siècle, les folkloristes ont recueilli maintes légendes, relevé de très nombreux noms de lieux roches étranges, gués, accidents du relief, lieux-dits trahissant le passage de cet infatigable voyageur. Guy Edouard Pillard, reprenant ces travaux ceux de l'Académie celtique, de Gaidoz, de Sébillot, de Dontenville analyse, avec la plus grande prudence, tout ce que la tradition populaire nous dit du géant. Car qui fut véritablement Gargantua ? Quels sont ses rapports avec les eaux, les monts, les pierres ? Que nous cache sa stature surhumaine, sa goinfrerie, sa dent creuse, son goût marqué pour les cloches ou les moulins, sa haine des chiens ? Quels liens l'unissent à Mélusine, à Merlin, aux divinités celtiques, à saint Christophe ou à saint Martin, ses substituts chrétiens ? Au cours d'une enquête menée avec minutie, le géant grotesque et familier cède peu à peu la place à une silhouette puissante et énigmatique. Gargantua, dont seuls le légendaire et le paysage français portent l'empreinte, ne serait-il pas une très ancienne divinité mythologique oubliée, la clef de voûte d'une mythologie perdue ? Guy-Edouard Pillard fut vice-président de la Société de mythologie française. 204 p., 18 euros, 1987, ISBN 2-902702-38-8 |
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